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Voici les sites qui parlent de Y a-t- il un secret pour faire bouger une entreprise publique ? :

Commentaires

Olivier. Da

L'humour peut-il faire bouger les entreprises publiques ? La fonction publique a-t'elle assez d'humour sur elle même pour se remettre en cause dans ses "habitudes". Courteline, Coluche, et plus récemment Ted Stanger avec Sacrés fonctionnaires !, nous renvoient une image "folklorique" des services publics, mais force est de constater que les pesanteurs administratives ont le vie dure. On a beau répondre point par point, les fonctionnaires pointilleux sont encore légions...

Zone Franche

Réponse à olivier Da :
Les clichés ont la vie dure...
d'autant que La Poste n'embauche plus de fonctionnaires, et qu'une grande partie des salariés est aujourd'hui sous contrat de droit privé, et non des fonctionnaires.

Olivier Da

Les clichés ont certes la vie dure mais les comportements aussi. Comment faire la différence derrière un guichet entre un salarié de droit privé et un fonctionnaire d'État ? Nous les usagers attachons beaucoup d'importance au résultat. Depuis la lecture du livre de Ted Stanger*, je parcours les sites français sur les fonctionnaires et, hélas, j'y trouve plus d'antipathie et d'incompréhension que de soutien.Le management privé ou public a encore de beaux jours devant lui. *http://www.sacres-fonctionnaires.fr/

Zone Franche

Merci pour cette lecture.
On est en fait dans deux registres différents : celui du pamphlet humoristique sur les fonctionnaires pour cet auteur, sans aucune intention de proposer la moindre réponse ou solution; et d'autre part une démarche qui vise à faire bouger les entreprises publiques; Il est clair que la première est un excellent aiguillon pour la seconde.
En outre je sens que votre critique s'étend au management en général, public ou privé, avec un côté désabusé. C'est justement cet "à quoi bon" contre lequel ce blog essaye de lutter. Le bon sens que vous exprimez ne doit pas partir vaincu;
voir le manifeste qui démarre ce blog :
http://gillesmartin.blogs.com/zone_franche/2005/10/pourquoi_zone_f.html
merci de cet échange qui complète le propos du post.
Je vais lire Ted Stanger.

Olivier Bender

Emmanuel Vivier, de CultureBuzz, nous avait cité l'exemple de la SNCF qui avait réalié un bon buzz avec sa campagne Transatlantys.
Maintenant reste à savoir si la société va en rester là où si elle va profiter de cette super action pour "bouger de l'intérieur" !

La Chouette

J’ai commencé ma carrière chez Ernst & Young dans le conseil auprès du secteur public : une grande variété de missions, une grande variété de situations, des interlocuteurs mobilisés ou désabusés, des projets qui n’avancent pas et d’autres qui ont été des francs succès. De manière très synthétique, trois grands constats :
- des lourdeurs imputables au système dans son ensemble, et d’autant plus lourdes que l’administration est loin de ses « administrés »
- une arrière-garde de fonctionnaires (majoritaire, je ne sais pas) sans hauteur et recul vis-à-vis de leurs problèmes et qui, du coup, les gonflent exagérément (ce qui freine d'autant plus la réalisation de leurs missions, même de service public !)
- des orientations stratégiques frileuses, pas toujours bien affirmées, parfois, à cause de luttes de pouvoirs entre les différents échelons territoriaux ou ministériels, entre le politique et la tête de l’exécutif.
Mon analyse des différentes missions était d’autant plus affûtée qu’en parallèle j’intervenais sur le secteur privé.

Mon parcours m’a amené ensuite à La Poste ; je souhaitais quitter le conseil pour plus de concret et de responsabilité et, surtout, rejoindre une entreprise (un EPIC) qui devait se préparer au grand challenge de l’ouverture à la concurrence en 2003. Le siège de La Poste ne donnait pas l’impression d’une administration lourde (d’ailleurs, il y avait déjà un grand nombre de salariés en contrat « privé » et beaucoup de postiers très motivés) ; des projets avançaient (j’étais dans la branche courrier entreprise) mais là encore des lourdeurs, des absences de décisions sur le plan stratégique. L’inertie était particulièrement forte dans le réseau des directions départementales, des bureaux et des centres de tri (là encore, pas partout). L’ouverture à la concurrence a été repoussée. Je n’y suis resté que deux ans avant de rejoindre le privé et l’international.
Définitivement ? Peut-être pas , surtout quand je lis un message aussi positif que le vôtre.
Je pense qu’il y a toujours des richesses à exploiter du croisement des visions publiques et privées (je parle de croisement car j’ai vu des gestions exemplaires, en particulier en matière de système d’information, exemplaire car à moyens identiques, même les entreprises privées que j’ai vu ne faisaient pas mieux)

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